La Ligue Alzheimer
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La maladie
Conseils et idées pratiques
Histoire du shampooing sec
"Après que C. eut été transférée du quatrième au troisième (étage d'un hôpital), je me suis rapidement rendu compte que l'on cessait de lui laver les cheveux. Évidemment, le chef de service n'était plus une femme.... J'ai parlé de ce problème de cheveux à D., une ancienne collègue et amie de C. D. s'est rappelée des problèmes qu'elle avait connu avec sa mère. Et du fait que, en ces temps anciens, existait un shampooing sec dont les propriétés semblaient miraculeusement adaptées à mon problème. Je pouvais discrètement, et en un temps très court, faire le plus grand bien à des cheveux, et ce même si le bénéficiaire n'avait pas grande patience.
Bien sûr, cela n'a pas les propriétés hygiéniques d'un vrai shampooing, mais bon à la guerre comme à la guerre. Restait à savoir si le produit miracle existait toujours. Avec l'avènement des shampooings actuels et la mode américaine du shampooing journalier, cela ressemblait un peu aux rêves perdus de notre enfance. Enfin, nous avons quand même décidé de nous mettre en chasse. Surtout D. Moi, à part mon circuit de courses du samedi matin, je n'ai pas beaucoup le temps d'aller ailleurs. Mais j'ai transmis le problème à P., ma femme de ménage. Je raconterai peut-être un jour ce que je dois à P.: c'est grâce à elle que j'ai pu garder C. si longtemps.
En ce qui concerne le problème actuel, il faut savoir que transmettre la question à P., en vue surtout d'aider C., c'est le transmettre à sa nombreuse parenté. Malgré cela, il a fallu pas mal de temps pour trouver ce fameux shampooing. Et oui, il existe toujours. C'est D. qui a gagné la course. J'en ai une bombe (oui, cela s'est évidemment modernisé et est devenu un "spray"). Et le jour même où je suis allé à X. (l'hôpital) avec la dite bombe, les cheveux de C. avaient été lavés...Je me suis réjouis de ce que les cheveux de C. soient propres à nouveau. Et sans que j'aie à l'énerver par cette opération...
Fin de l'anecdote. Qu'en retenir?
Si j'ai rencontré ce problème avec C, il doit nécessairement, a fortiori, se poser ailleurs. Dans des Maisons de Repos (MR), des Maisons de Repos et de Soins (MRS), et aussi à domicile. Pour mémoire, c'est sous le couvert de lui laver les cheveux que j'avais pu faire accepter par C. la venue , hebdomadaire d'abord, puis bihebdomadaire, d'une infirmière. C'était chaque fois un drame quand je lavais les cheveux de C. car elle avait du savon plein les yeux. Elle avait tendance à les ouvrir dès que je cessais de lui répéter de garder les yeux fermés. Et encore, parfois même en lui disant...
Or, avec ma technique de lavage... L'infirmière m'avait d'abord expliqué que laver les cheveux n'était pas dans ses attributions, mais qu'elle consentait à le faire. Je lui avais expliqué mon problème, et mon espoir que, grâce à cela, C. accepte qu'elle la lave, ce qui me permettrait de récupérer un peu de liberté. En fait C. avait déjà très peur à l'époque, et il s'est avéré que je devais rester à portée de voix et réapparaître dans la salle de bain à son appel. C'était quand même un certain espace de liberté. Les prisonniers Alzheimer me comprendront... "